28/10/2006

Pile et Face

Côté face :

Rue des Chapeliers

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Côté pile :

Passage de la Violette (anciennement Impasse de la Violette)

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Deux superbes maisons typiques en voie d’être rasées ou «rénovées». A Bruxelles, le résultat est identique... C’est une catastrophe pour la mémoire de ses habitants, pour le patrimoine de la ville, du pays, de l’humanité. Ces maisons ont survécu pendant des siècles et ont fait le bonheur de multiples générations de citadins fiers de cet héritage. Elles sont mises à mort en quelques années par la rapacité de financiers, petits parvenus incultes, de politiciens véreux et mégalomanes, par l’abandon de ses habitants et de la suffisance des architectes.
On n’est même plus capable de créer des décors autour de quelques rares pièces authentiques.Je me suis baladé dans la vieille ville de Saint-Malo. Elle fut entièrement reconstruite à l’aide de fonds canadiens après avoir été entièrement détruite par les bombardements durant la seconde guerre mondiale. Pas une seule maison n’est authentique. Tout a brûlé avec l’incendie. Pourtant, la reconstruction fut totalement fidèle. Aucun schieve architect ne se serait permis de changer quoique ce soit. Allez y voir vous-même. Le tracé des rues, le gabarit des maisons, la succession des placettes en fait une ville où il fait bon vivre.Est-ce si difficile de formuler un projet urbanistique pour le centre ville qui respecte le patrimoine, qui l’intègre sans le moderniser ou l’aseptiser ? Et s’il y a des règlements urbanistiques, s’il y a des lois qui contraignent les propriétaires d’immeubles à haute valeur historique, pourquoi ne sont-elles pas respectées ?Questions idiotes ! Tu n’es qu’un indécrottable gamin, Nosferatuske !Ca t’as vu !

Démarche bien naïve en apparence, la gestion de mon blog n’a que la prétention de réveiller ta sensibilité, toi l’habitant d’une des dix-neuf communes, toi le navetteur, toi l’eurocrate, toi le touriste qui aime profondément cette ville avec ses beaux restes. Je ne veux pas poser un regard passéiste sur ma ville. Bien que friand de récits et d’images nostalgiques, bien que pleurant les pillages du passé, je suis convaincu de la nécessité de créer des espaces nouveaux, adaptés aux besoins modernes. Je suis aussi convaincu de l’urgence de l’innovation des pratiques architecturales et des concepts urbanistiques qui devraient anticiper la fin de l’ère du pétrole et du gaspillage, dans le respect de ses habitants. En voyant les constructions européennes du Quartier Léopold, la rénovation des Tours Madou et Rogier (elles n’auront pas tenu longtemps le coup ces deux là, hein ?) et la nouvelle implantation des showrooms de BMW, j’ai le sentiment que nos excellences ne veulent pas apprendre les leçons du passé.

Bruxellisons, bruxellisons...

Nosferatuske

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