16/11/2011

MANIF!

 

 

Devant la Tour Noire...

rue des Petits Carmes, 6

Le 17 novembre à 17 heures

 

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Résistons aujourd'hui contre la nouvelle junte des banquiers!

Le 17 novembre en Grèce symbolise la révolte des étudiants, rejoints en 1973 par des travailleurs et autres citoyens, pour renverser la junte des colonels imposée par des forces externes pour 'garantir la paix sociale dans le pays'.  Aujourd'hui, 37 ans après l'établissement de la démocratie, des cadres de la dictature militaire prennent des postes dans le nouveau gouvernement: Makis Voridis avait été designé chef d'un parti fasciste par l'ex  dictateur Papadopoulos en personne quand il a été en prison en 1984 et Georgios Georgiou était le représentant de la junte militaire auprès du commandement de l'OTAN à Naples en 1973. L'ex Vice Président de la BCE et membre du lobby anti-démocratique ''Trilateral Commission'', M Loukas Papademos, est designé au poste de premier ministre pour une période indéterminée, sans jamais avoir été élu ni soumis à une élection démocratique. Cette nouvelle junte, qui est celle des banquiers, est imposée par la Troika (UE-FMI-BCE) au peuple grec. Il est mise en tête d'un gouvernement de 'sauvetage' par un front formé sous les dictats de l'UE par les sociaux-démocrates, les conservateurs et l’extrême droite, afin de passer en coup de fer les nouvelles mesures qui accompagnent le nouveau prêt accordé lors du sommet du 26 octobre. 

Le but de ce prêt, comme de ceux d'avant, n'est pas de sauver le peuple grec. Par contre, tous ces prêts visent à rassurer le paiement aux banquiers d’une dette illégitime dont n’ont bénéficié que les élites politiques et économiques,  et à construire une compétitivité « à la tiers-monde » dans le pays à la base du bas salaire et de la misère sociale. 

Pendant les deux dernières années un véritable carnage social accompagne les prêts de la troïka. Les salaires moyens se sont effondrés de 40% depuis 2010. Des milliers de contrats de travail à temps plein ont été reconvertis en contrats à temps partiel, travail 'flexible' et chômage technique. 60% des salariés en Grèce vivent au dessous du seuil de pauvreté. De nouvelles taxes indirectes tombent tous les jours sur le dos du peuple grec, tandis que l'injustice fiscale ne fait qu'agrandir. 

Sous la pression des mobilisations massives des travailleurs, étudiants, mouvements de désobéissance civile, etc., le gouvernement Papandreou a dû démissionner. Mais au lieu d'appeler aux élections et en ayant révoqué un referendum, il appelle les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, à former une coalition pour passer au Parlement l'accord pour le nouveau prêt et les mesures de son application, qui sont encore plus dures que celles d'avant. Contre la volonté de la grande majorité du peuple grec, et sans recours à de nouvelles élections, ils instaurent ainsi une junte de banquiers. Les derniers n'auront plus à tirer les ficelles des politiciens; désormais, ils les remplacent.

Les mesures que la junte de M Papademos – qui est aussi membre du lobby ‘Commission Trilatérale’- devra passer dans les mois qui viennent incluent l'envoi de milliers de fonctionnaires du secteur public au 'chômage technique', les baisses des dépenses pour la santé, l'éducation, la sécurité sociale et tous les services publics. Toute la richesse créée par le peuple grec va être vendue à trois sous par une agence spéciale créée par la Troika, sur laquelle l'Etat grec n'a aucun contrôle. Enfin, la Troika va instaurer une nouvelle 'task force' présente en permanence dans tous les ministères qui va dicter la gestion des budgets,

Contre cette junte, nous crions :

NON A LA TROIKA ET AU NOUVEAU PRÊT DE SAUVETAGE! A BAS LA JUNTE DES BANQUIERS - DEMOCRATIE EN GRECE MAINTENANT! 

 

LCR

 

 

ARA!

 

Nosferatuske

 

Commentaires

Je ne suis pas sûr que les réponses aussi caricaturales sont la réponse adéquate à des situations dramatiques et à la sauvagerie du monde dirigée par une finance qui semble souvent être sans tête.

Écrit par : geomichel | 16/11/2011

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On n'est jamais sûr de rien, sauf de mourir un jour ou l'autre... Mais la contradiction, le débat fort, les remises en questions fondamentales ou caricaturales selon les slogans de la révolution permanente soixantuitarde que je ne puis oublier, restent des valeurs importantes à développer. La révolution permanente, je n'y ai jamais cru. Sauf que la conformité et les bêlements du troupeau aveugle m'ennuient tellement! Il faut très vite changer le monde. On peut changer le monde. Il n'y a pas d'alternative, j'en suis sûr!!!

Écrit par : Nosferatuske | 16/11/2011

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Purée! elle dure longtemps cette manif. Faut dire que les drames entrainés par cette stupide crise financière ne sont pas près de s'arrêter non plus!

Écrit par : geomichel | 25/11/2011

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