01/05/2012

LE DROIT A LA PARESSE

En ce 1er mai, me promenant à la fête, Place Rouppe, j'ai, par une chance sublime, trouvé l'opuscule de Paul Lafargue, beau-fils de Karl Marx, je crois. Né en 1842, décédé en 1911, il a commis le "Droit à la paresse", réfutation du droit au travail de 1848.

Je ne résiste pas au besoin pressant de partager, en ce jour de fête, quelques lignes piquées chez lui.

Et les libéraux avec leur grand Charles, bêtement opportuniste, protecteur du travail par vocation familiale comme la bleue Marine, peuvent aller se rhabiller... Leur travail on n'en veut pas!!!

Les socialistes peuvent, eux, faire leur examen de conscience, nom didjûû! Leur travail on n'en veut pas non plus!!!

Et la lutte des classes?

Et la lutte finale... C'est pour quand???

Voici quelques lignes venues du fond des siècles...

"Nous ont-ils fatigués, ces repus, ces satisfaits, naguère encore membres de la domesticité des grands seigneurs, aujourd'hui valets de plume de la bourgeoisie, grassement rentés; nous ont-ils fatigués avec le paysan du rhétoricien La Bruyère? Et bien! voici le brillant tableau des jouissances prolétariennes en l'an de Progrès capitaliste 1840, peint par un des leurs, par le Dr Villermé (...): "J'ai vu à Mulhouse, à Dornach et dans les maisons voisines, de ces misérables logements où deux familles couchaient chacune dans un coin, sur la paille jetée sur le carreau et retenue par deux planches... Cette misère dans laquelle vivent les ouvriers de l'industrie du coton dans le département du Haut-Rhin est si profonde qu'elle produit ce résultat que, tandis que dans les familles des fabricants, négociants, drapiers, directeurs d'usines, la moitié des enfants atteint la vingt et unième année, cette même moitié cesse d'exister avant deux ans accomplis dans les familles de tisserands et d'ouvriers des filatures de coton."

(...)

"Ce n'est pas là un travail, une tâche, c'est une torture, et on l'inflige  à des enfants de six à huit ans... C'est ce long supplice de tous les jours qui mine principalement les ouvriers dans les filatures de coton."

 

"Ce travail qu'en juin 1848 les ouvriers réclamaient les armes à la main, ils l'ont imposé à leurs familles; ils ont livré, aux barons de l'industrie, leurs femmes et leurs enfants. De leurs propres mains, ils ont démoli leur foyer domestique; de leurs propres mains, ils ont tari le lait de leurs femmes: les malheureuses, enceintes et allaitant leurs bébés ont dû aller dans les mines et les manufactures tendre l'échine et épuiser leurs nerfs; de leurs propres mains, ils ont brisé la vie et la vigueur de leurs enfants. Honte aux prolétaires!"

 

Alors, Charles, tu continues à promouvoir le travail comme ces salauds du XIXème siècle?

C'est sûrement pour nous libérer...

Comme le promulguait l'enseigne à l'entrée d'un certain camp...

 

Nosferatuske

 

Écrire un commentaire