30/08/2012

Pour ceux qui n'ont pas compris

Ca traînait sur Internet. je le propage parce que c'est bien balancé...

 

Nosferatuske

 

LA CRISE POUR LES SNULS

Comment en est-on arrivé là?
Tout le monde va enfin piger.
Jef est propriétaire d'un bistrot. Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcoolos qui n'ont pas le temps de bosser et ne peuvent donc plus fréquenter son bistrot. Il imagine alors un plan marketing génial: "Picole aujourd'hui, paie demain !"
Il tient rigoureusement à jour son carnet de "poufs", ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients. Chiffre d'affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur papier, le plus rentable de la capitale. Ses clients s'endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.
Le jeune et dynamique représentant de la banque de Jef, se rendant compte que tous ce poufs sont en fait des contrats à terme  et donc un actif, propose des crédits à Jef avec les poufs en garantie.
Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.
Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les poufs en PICOLOBLIGATIONS.
Les Picolobligations sont alors "titrisées" (converties en paquets de titres) négociables) afin d'être vendues sur le marché à terme.
Confiants à l'égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme obligations  «AA», ne sont en fait que les poufs d'alcoolos feignasses.
Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.
Un beau matin, un "risk manager" oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu'il est temps de demander à Jef que ses clients règlent leurs poufs.
Jef essaie, mais ses clients ne bossant pas, ... broquette.
La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entrainant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.
Le cours des Picolobligations chute brutalement de 90%.
La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque.
Problemo: sa banqueroute ruinerait trop d'électeurs ("too big to fail" qu'on dit)

La banque est donc renflouée par l'Etat.
Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez tous les citoyens qui bossent, ne picolent pas et, surtout, qui n'ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Jef...

18:04 Écrit par Nosferatuske dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : zwanze, nosferatuske, humour, bruxelles, brusseleir |  Facebook |

Commentaires

Tu aurais pu nous dire où se trouvait ce bistro avant qu'il ne fasse faillite!

N'empêche, ce billet est impeccable, c'est la première fois que je comprends quelque chose aux subprimes !

Écrit par : Walrus | 30/08/2012

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J'irais bien me jeter une westmael chez Jeff moi... Et je suis (pour l'instant tout le moins) encore capable de la payer!

Écrit par : geomichel | 31/08/2012

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Je suis toujours le dernier des pigeons qui douillent sans nécessairement boire la tournée... Le bon con... tribuable, quoi! Je n'ai donc jamais pu connaître le bistro du Jef. De plus, jusqu'il y a peu, je bossais comme un taré et je n'étais pas (encore) alcoolo!!!
Merci, quand même, Walrus, pour ton commentaire. Je suis allé faire un tour sur ton blog. J'y reviendrai. C'est tof! Bien à toi.

Écrit par : Nosferatuske | 31/08/2012

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