27/09/2006

Chronique d'une catastrophe redoutée (2)

J’ai tenté à plusieurs reprises de t’envoyer un post. Il fallait garder la formule quotidienne. Lundi, j’ai fait trois tentatives et j’ai tout plaqué là, fatigué, énervé. Hier, j’ai encore essayé. J’étais allé jeter un coup d’œil sur le blog de « Pivoine Blanche ». J’avais fait un long commentaire sur ses délicieuses confitures de prunes qui me faisaient saliver. Rien n’a été envoyé. J’avais commis l’erreur de ne pas indiquer mon URL. Je voulais rester modeste et n’émettre un commentaire QUE pour le plaisir et pas pour me faire remarquer. Bref, j’ai tout perdu. Ecœuré, je me suis couché tôt.

 

Pour les spécialistes : chaque fois que je me faisais virer de la Toile, il y avait après les http, et chiken en chaken, les indications suivantes :

 

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Inquiétant, non ? Depuis que j’ai parlé de Brazil, je me demande s’il n’y a pas un big brother qui is watching me… Aurais-je emprunté un échelon trop loin ?

 

Revenons à nos moutons de fils Aymon…

 

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Nous nous étions quittés sur les marches de l’escalier monumental qui, en traversant le Ministère des Affaires Etrangères, tente de relier la ville haute à la ville basse. Si cette tentative de nos schieves urbanistes de service vaut la peine d’être soulignée, il n’en reste pas moins que je n’ai jamais emprunté cet escalier. Tu passes par là, toi, quand tu fais tes courses ou quand tu vas prendre un pot ? C’est sans doute beau sur plan et sur photo mais où est l’être humain, là-dedans ?

 

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Après ce petit détour nous empruntons le second tronçon de la rue des Six Jeunes Hommes pour nous diriger vers la rue de la Régence.

 

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C’est ici que nous aboutissons au vrai sujet de cette suite d’articles alarmants.  A suivre...

 

Nosferatuske

24/09/2006

Chronique d'une catastrophe redoutée (1)

 

 

Zesjonkmansstroet

 

Je te donne le nom de la rue en flamand. Je pense, avec délectation, à toi, ami français qui essaierait de prononcer ce nom.

Pour moi, c’est gouleyant, suave, roboratif.

Toi, tu n’as ni l’oreille, ni la bouche faite à ça…

Mais là n’est pas mon propos.

 

Par la rue des Six Jeunes Hommes percée au début du 17ème siècle (appelée autrefois rue des Vierges, puis, à cause d'une auberge du même nom, de Zes Jongmans), je tenais à t’entraîner dans un périple où, en quelques mètres à peine, tu pourras découvrir l’essence même de notre bruxellitude.

En décryptant mieux la première photo, tu remarqueras déjà que le Ministère des Affaires Etrangères écrase, bien confortablement, la petite strotje. Observant mieux, encore, tu remarqueras une caméra surveillant le strotje en question. C'est parce que la strotje longe un de ces clubs hyperdiscrets, très fermés, où se décide l'avenir du monde. 

 

 

Pénétrons dans la strotje. Elle tourne en angle droit. Nous y reviendrons. Laissons nous aller à notre curiosité pour découvrir la rue des Quatre Fils Aymon

 

 

Tof contraste, hein !

 

 

Au dessus, la Caserne Prince Albert. Tu te souviens? Les rares fois, où je passe par ici, je ne peux m'empêcher de penser au Brazil de Terry Gilliam. Je me demande pourquoi... (à suivre)

 

Nosferatuske

03/09/2006

La caserne des Grenadiers

Aujourd'hui, les amis, je ne me fendrai pas d'un texte personnel. J'ai presque tout emprunté au site de l'armée belge. La photo ancienne également. Le reste est, comme d'habitude, une création originale de votre serviteur...

 

Nosferatuske

 

A gauche du palais d'Egmont commence la rue des Petits Carmes, ainsi appelée à cause du couvent des Carmes déchaussés qui fut fondé, en 1612, entre la Maison d'Egmont et la maison ruinée de Culembourg. Ce couvent fut démoli en 1811 et en 1813 on construisit sur son emplacement une prison dite prison des Petits Carmes. C’est là que Verlaine fut enfermé après avoir tiré sur son amant. A travers les biens conventuels on a tracé, depuis, la rue du Pépin.

 

rue du Pépin (au fond, Ministère des Affaires Etrangères)

 

Dès son installation à Bruxelles en 1840, le Régiment des Grenadiers créé en 1837 par le Roi Léopold Ier et qui porta jusqu'en 1850 le nom de ‘Régiment d'Elite', fut chargé de la garde du Palais Royal et du Château de Laeken. Le but essentiel était de disposer d'un corps d'infanterie destiné à agir immédiatement en cas d'hostilités et d'une force numérique toujours suffisamment compacte et composée d'hommes exercés au service militaire. Le Régiment occupa la caserne la plus proche du Palais, en l'occurrence la Caserne Sainte-Elisabeth, un ancien couvent délabré, situé dans un quartier misérable, près du Boulevard du Berlaimont, à hauteur de la Banque Nationale. Cette installation n'était pas favorable à la santé et au bien-être des Grenadiers et ne contribuait pas au prestige du Régiment.

 

 

 

 

La construction de la caserne Prince Albert commença en 1896. A l'origine, l'installation se bornait à 2 bâtiments pour y loger la troupe du Régiment des Grenadiers. Mais très vite les idées concernant cette caserne ont fortement évolué et il a été décidé de démolir tous les bâtiments à front de Rue des Petits Carmes depuis la rue du Pépin jusqu'au Palais d'Egmont. Il ne s'agissait plus seulement de fournir un logement adéquat au Régiment qui bénéficiait de la sollicitude particulière du Souverain, mais aussi d'ériger une construction qui cadrerait dans les projets du Roi Léopold II d'embellir la capitale au moyen d'édifices publics imposants.

 

vue de la rue du Pépin vers l'entrée du Club Prince Albert

 

Pour les façades donnant sur la Rue des Petits Carmes, l'architecte choisit un style néo-Baroque. Le Mess des Officiers, le bâtiment faisant le coin de la rue des Petits Carmes et de la Rue du Pépin, reçut toutefois un aspect assez différent. En 1901, la nouvelle caserne reçut, avec l'approbation du Roi Léopold II, le nom de ‘Caserne Prince Albert' en souvenir de la présence du Prince dans les rangs du Régiment depuis 1892. Les travaux de la caserne ne connaîtront leur achèvement qu'en 1907 avec l'inauguration du mess des Officiers. Le Régiment des Grenadiers y résidera, mise à par l'interruption de 4 ans durant la Première Guerre Mondiale, jusqu'en 1939.

 

Parking du Club Prince A1bert. Au fond, la rue du Pépin

 

...les projets du Roi Léopold II d'embellir la capitale au moyen d'édifices publics imposants.